Milieux & Habitats

Connaître son territoire

Zones humides

Les zones humides sont des milieux exploitĂ©s ou non, inondĂ©s ou gorgĂ©s d’eau de façon permanente ou temporaire, qui donnent lieu Ă  l’apparition d’une vĂ©gĂ©tation particulière dite “hygrophile”, c’est Ă  dire qui aime l’eau. Les zones humides, comprenant des habitats très diversifiĂ©s, abritent une forte biodiversitĂ© comprenant de nombreuses espèces patrimoniales. Les zones humides sont Ă©galement très intĂ©ressantes de part les nombreuses fonctions qu’elles assurent indĂ©pendamment de l’Homme : filtration, rĂ©gulation des crues, restitution de l’humiditĂ© l’Ă©tĂ©… Ces milieux ont fait l’objet d’une forte destruction depuis les annĂ©es 1950 et font aujourd’hui toujours l’objet de menaces (urbanisation, drainage, plantation, dĂ©prise agricole…).

Le CPIE participe Ă  la connaissance, Ă  la gestion et Ă  la valorisation des zones humides Ă  travers des suivis Ă©cologiques et des inventaires, de nombreuses animations de sensibilisation du public, la formation de techniciens et l’accompagnement des collectivitĂ©s dans leur projets d’amĂ©nagement, d’entretien et de valorisation de ces milieux.

Cours d'eau

Notre territoire est traversĂ© par des cours d’eau qui structurent nos paysages. Nous y retrouvons bien entendu la Sarthe et le Loir et les vallĂ©es alluviales associĂ©es, ainsi que de nombreux petits cours d’eau et ruisseaux gĂ©nĂ©rant petites vallĂ©es et vallons patrimoniaux. Les cours d’eau constituent des rĂ©servoirs importants de biodiversitĂ© et des espaces de transit pour de nombreuses espèces. Lorsque nous parlons de cours d’eau, nous parlons Ă©videment de l’ensemble des milieux aquatiques qu’ils abritent mais aussi des nombreux habitats associĂ©s aux berges (herbiers, boisements appelĂ©s “ripisylve”). Les cours d’eau sont ainsi source d’une grande biodiversitĂ©.

Le CPIE rĂ©alise des suivis Ă©cologiques sur des certaines espèces associĂ©es au cours d’eau telles que le castor, la loutre, l’Ă©crevisse Ă  pattes blanches ou encore certaines libellules (Gomphe de Graslin). Nous accompagnons Ă©galement les collectivitĂ©s pour la gestion et l’entretien de la ripisylve et dans certains projets d’amĂ©nagement Ă  proximitĂ©, en bordure ou sur des cours d’eau, qui nĂ©cessitent des procĂ©dures rĂ©glementaires. 

Plans d'eau & mares

Les plans d’eau sont très nombreux sur le territoire, majoritairement associĂ©s Ă  la pĂŞche. Regroupant une diversitĂ© de milieux aquatiques, semi-aquatiques, de berges plus ou moins arborĂ©es, les plans d’eau peuvent prĂ©senter selon leur gestion une faune et une flore très diversifiĂ©e, permanente ou associĂ©e aux migrations. Les mares sont Ă©galement des milieux très intĂ©ressants pour de nombreuses espèces, entre-autre pour les amphibiens et les insectes. De par leur diversitĂ© (mares permanentes ou temporaires, plus ou moins profondes, plus ou moins ombragĂ©es…), elles offrent des conditions propices aux besoins d’un large panel d’espèces animales et vĂ©gĂ©tales.

Le CPIE engage de nombreux suivis, pour partie participatifs, sur les mares et les amphibiens pour faire Ă©tat des connaissances sur le territoire. D’un point de vue opĂ©rationnel le CPIE appuie Ă©galement citoyens et collectivitĂ©s dans la crĂ©ation, la restauration et l’entretien des mares et organise des journĂ©e techniques sur la gestion des plans d’eau.

Espaces boisés

Notre territoire est fortement boisé, à la fois de par la présence de vastes massifs forestiers (Forêt de Bercé, Forêt du Puggle, Forêt de Vibraye, Forêt de Courcelle, Bois de Loudon…) mais également de par les nombreux boisements répartis sur l’ensemble du territoire, qui caractérisent nos paysages. Nous retrouvons sur le territoire des essences résineuses, notamment du pin sylvestre au sein de larges massifs mono-spécifiques, et des essences feuillues généralement retrouvées en mélange. Les forêts de Bercé et de Vibraye constituent une particularité du territoire avec une large partie du massif en chênaie. Le territoire est également caractérisé par la présence de boisements de châtaigner.

Le CPIE participe à la connaissance et au suivi des espèces forestières, notamment au travers de projets avec des propriétaires de forêts privées.

Arbres & haies

Une partie du territoire est caractérisée par un bocage peu dense où il est possible de retrouver un maillage de haies, de prairies permanentes et de mares lié aux pratiques agricoles. Ce maillage bocager se concentre aujourd’hui en bord de cours d’eau ainsi qu’au sein de petites vallées et vallons. Ces haies, avant tout composées de frêne, de saule, de chêne et d’arbustifs tels que l’aubépine et le prunelier constituent des supports d’intérêt pour la biodiversité. Elles offrent un refuge, un garde-manger, un espace de transit pour de nombreuses espèces d’amphibiens, de reptiles, de mammifères, d’oiseaux et d’insectes. Il est possible de retrouver dans le paysage, au sein de haies ou de manière isolée, des arbres particuliers, souvent entretenu en arbres têtards. Ces vieilles “trognes” de frêne, de saule, de chêne, ou encore des châtaigniers centenaires, vieux arbres aux nouages tortueux, abritent une faune très diversifiée et remarquable.

Le CPIE participe à la connaissance de la faune des haies et vieux arbres grâce à des inventaires d’insectes dits “saproxylophages” (mangeurs de bois mort). Nous travaillons également sur une gestion vertueuse des arbres et des haies en accompagnant les agriculteurs dans la mise en place de MAE, en accompagnant les collectivités dans leur valorisation, en formant des techniciens et apprentis sur les techniques de gestion, en sensibilisant grand public et scolaires à leur intérêt.

Prairies & cultures

Les espaces agricoles du territoire sont le reflet d’une agriculture mixte, entre grandes cultures, Ă©levage, maraichage et arboriculture. Nous retrouvons ainsi une grande diversitĂ© d’occupation des terres agricoles et de pratiques. Les espaces agricoles, en fonction de leur gestion, sont propices Ă  l’accueil d’une biodiversitĂ© spĂ©cifique, associĂ©e aux grandes cultures (Insectes tels que les carabes, plantes “messicoles”…) ou aux espaces prairiaux.

Le CPIE travaille ainsi Ă  la connaissance de ces espaces, notamment sur les espaces prairiaux des diffĂ©rents sites Natura 2000 du territoire mais Ă©galement Ă  l’accompagnement des agriculteurs dans leurs dĂ©marches de gestion de prĂ©servation de l’environnement sur leur exploitation, entre-autre grâce aux mesures agro environnementales et climatiques.

Coteaux & cavités

Les coteaux sont des espaces particuliers liés principalement aux vallées alluviales. Aux caractéristiques des coteaux (affleurement de calcaires ou de sables, zones de pentes…) sont associés des milieux particuliers, peu étendus sur le territoire, tels que les pelouses sèches, notamment pelouses calcaires. Peu mécanisables, ces espaces sont menacés par le boisement progressif. On y retrouve ainsi des fourrets et ronciers, qui avant de devenir des boisements, donnent lieu à une mosaïque d’habitats propices à l’accueil de biodiversité (reptiles, oiseaux, insectes). Les coteaux abritent également de nombreuses cavités qui sont des habitats privilégiés pour certaines espèces de chauves-souris ou “chiroptères”, où celles-ci passent l’hiver.

Le CPIE réalise ainsi le suivi et le comptage des chiroptères au sein de nombreuses cavités et accompagne propriétaires et collectivités dans la gestion voire la valorisation de ces sites. Le CPIE accompagne également les collectivités dans la gestion des milieux secs associés aux coteaux.

Espaces urbains

Les espaces urbanisĂ©s, urbains et pĂ©ri urbains accueillent une biodiversitĂ© ordinaire, notamment des espèces vĂ©gĂ©tales dites “pionnières” et des espèces animales opportunistes qui trouvent leur bonheur dans des espaces aujourd’hui dĂ©laissĂ©s, au sein de certains Ă©lĂ©ments bâtis ou encore au sein des parcs et des jardins. La gestion des espaces publics Ă©tant un critère d’importance dans l’accueil et la pĂ©rennisation de la biodiversitĂ© en ville.

Le CPIE accompagne les collectivitĂ©s dans leur plan de gestion diffĂ©renciĂ©e, qui permettent, par une rĂ©flexion sur l’ensemble des espaces communaux, d’arrĂŞter l’usage des produits phytosanitaires et de repenser les pratiques de gestion de l’espace public.

Jardins

Le jardin, en fonction de sa gestion, peut-ĂŞtre un excellent support de biodiversitĂ© qui elle-mĂŞme est bien utile pour le potager. Par la mise en place de pratiques sans produits phytosanitaires, tirant partie de la biodiversitĂ© du jardin, que cela soit des propriĂ©tĂ©s des plantes, de la facultĂ©s des vĂ©gĂ©taux Ă  attirer des insectes, de l’intĂ©rĂŞt des insectes et autres espèces animales pour la rĂ©gulation des ravageurs, le jardin constitue un rĂ©el Ă©cosystème. Les jardins sont d’ailleurs actuellement de vĂ©ritables ressources pour les espèces animales et vĂ©gĂ©tales au sein de zones urbaines parfois très artificialisĂ©es.

Le CPIE anime un cycle d’atelier tout au long de l’annĂ©e sur le jardinage au naturel et rĂ©alise des animations et des Ă©vĂ©nements sur le sujets auprès des particuliers.

Sans commentaires

Désolé, les commentaires sont désactivés pour le moment.