CPIE 72

Place aux inventaires reptiles ! Episode 1/2

Le soleil est là ! Les chargés d’études sont sur le qui-vive ! Profitant des journées pas encore trop chaudes pour réaliser les inventaires des reptiles du Pays fléchois. Le but de ces inventaires consiste à connaître les espèces qui sont présentes sur le Pays fléchois. Mais comment inventorier les reptiles ? Quelles sont les espèces à observer ?

Tout d’abord, le printemps et l’automne sont les saisons les plus favorables pour la dĂ©tection des reptiles. Si la journĂ©e de prospection est trop chaude, froide et/ou venteuse, les chances d’observer des individus s’amoindrissent… De plus, les reptiles ne s’installent pas n’importe oĂą ! Ils apprĂ©cient les bords de couvert vĂ©gĂ©tal qui offrent un lieu exposĂ© au soleil, tels que les lisières par exemple. Les murets, pierriers et tas de vĂ©gĂ©tation sont Ă©galement des milieux propices. Pour maximiser l’observation des reptiles, il est donc prĂ©fĂ©rable de prospecter dans ces milieux lorsque la tempĂ©rature n’est pas trop Ă©levĂ©e (< 25°C).

 

Le protocole

Sur le terrain, les chargés d’études utilisent le protocole national POP Reptiles élaboré par la Société Herpétologique de France. Cette méthode de suivi consiste à positionner sur des milieux propices à l’observation de reptiles plusieurs transects (observation linéaire de 60 à 150 m). Sur chaque transect, 4 plaques à reptiles (tapis de carrière) ont été installées, séparées de quelques dizaines de mètres, un mois minimum avant le premier passage.

Lors du suivi du transect, l’observation est rĂ©alisĂ©e sur un rayon d’environ 2m de part et d’autre du transect. L’occupation des plaques Ă  reptiles est observĂ©e au retour. Cela permet de recenser les espèces les plus hĂ©liophiles (= aimant la lumière/le soleil) mais Ă©galement les espèces les plus discrètes. Il arrive parfois de tomber sur une fourmilière lorsque l’on retourne une plaque. Les reptiles n’Ă©tant pas friands de ces co-locataires, ils n’utilisent plus ces plaques. Il est dans ce cas nĂ©cessaire de dĂ©placer de quelques mètres la plaque si l’on veut avoir plus de chance d’en observer lors du prochain passage.

 

Répartition des espèces en Sarthe

En vallée du Loir, 4 espèces de couleuvres sont présentes : la Couleuvre helvétique (anciennement Couleuvre à collier) (Natrix helvetica), la Couleuvre vipérine (Natrix maura), la Couleuvre d’Esculape (Zamenis longissimus) et la Coronelle lisse (Coronella austriaca). Seule une vipère, la Vipère aspic (Vipera aspis) est présente sur le sud-Sarthe. Une autre espèce de vipère se trouve dans le nord-Sarthe. Concernant les lézards, 3 espèces sont couramment présentes en vallée du Loir : le Lézard à deux raies (anciennement Lézard vert) (Lacerta bilineata), le Lézard des murailles (Podarcis muralis), l’Orvet fragile (Anguis fragilis). D’autres espèces sont à rechercher : le Lézard vivipare (Zootoca vivipara) et le Lézard des souches (Lacerta agilis) car peu présents sur le territoire. Et oui ! De par son allure serpentiforme, l’orvet est souvent considéré à tort comme un serpent mais c’est en réalité un lézard sans patte !

Si vous observez des reptiles près de chez vous, lors d’une balade en famille ou entre amis, n’hĂ©sitez pas Ă  contribuer aux sciences participatives de l’Atlas de la biodiversitĂ© communautaire du Pays flĂ©chois et tĂ©lĂ©chargez le guide d’observation reptiles .

Vos découvertes alimenteront les bases de données scientifiques et apporteront une meilleure connaissance de la répartition des espèces sur notre territoire ! 

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